On lit partout que le swing de golf est d'une complexité inhumaine. La vérité est plus simple : c'est un mouvement de balancier sous tension, qui demande de la régularité plutôt que de la force. Un pratiquant à 1m65 peut frapper aussi loin qu'un grand costaud s'il a un meilleur timing.
Cette section explore les coups un par un. Pour chaque mouvement, on indique le défaut classique du débutant et la correction qui marche dans 80 pour cent des cas. Ne cherchez pas à tout appliquer en une séance : un défaut corrigé bien à la fois suffit.
« On lit partout que le swing de golf est d'une complexité inhumaine. »
Le grip : comment tenir le club correctement
Le grip est le seul contact entre le corps et le club. Mal pris, il rend toute la suite impossible. Pour un droitier, la main gauche se pose en haut du manche, paume vers le bas, les jointures visibles quand on regarde le club tenu devant soi.
La main droite vient ensuite par-dessous, paume contre le pouce gauche. Les deux pouces pointent vers le bas du manche. La prise doit être ferme mais pas crispée : on dit souvent qu'on doit tenir le club comme un petit oiseau, sans l'écraser.
Trois variantes coexistent. Le Vardon (overlapping) : le petit doigt de la main droite chevauche l'index gauche, c'est la plus répandue chez les adultes. Le interlocking : le petit doigt droit s'entrelace avec l'index gauche, utilisée par Tiger Woods et Jack Nicklaus. Le 10 doigts (baseball grip) : toutes les phalanges au contact, utile pour les enfants et les golfeurs aux mains plus petites.
La posture et l'alignement
Le golf se joue sur le côté, la balle au sol, ce qui demande une posture inclinée. On part droit, on plie légèrement les genoux, puis on s'incline depuis les hanches (pas depuis le dos) jusqu'à ce que les bras pendent naturellement. La balle se trouve à environ une largeur de pied devant le pied gauche pour le driver, et au centre pour les fers courts.
L'alignement est l'erreur la plus courante. Beaucoup de débutants visent en regardant la balle, puis lèvent les yeux vers le drapeau pour ajuster, et finissent par viser à droite sans s'en rendre compte (à gauche pour les gauchers). Le bon réflexe : choisir un point intermédiaire à 50 cm devant la balle, sur la ligne du drapeau, et aligner sur ce point.
Pour l'équipement adapté à la posture (notamment la longueur des clubs), voir la rubrique équipement.
Le swing : le mouvement complet expliqué
Le swing se décompose en quatre phases. Le backswing (montée du club) part lentement, hanches stables, épaules qui pivotent autour de la colonne. Le club arrive en haut quand les épaules ont fait 90 degrés et les hanches 45 degrés.
Le downswing (descente) démarre par un déplacement des hanches vers la cible, avant que les bras ne descendent. C'est cette séquence qui crée la puissance : ce n'est pas la force du bras, c'est la coordination du corps qui projette la balle.
L'impact est le moment où le club frappe la balle. Le poids du corps doit être déjà sur le pied gauche (droite pour un gaucher), les hanches ouvertes vers la cible. Le finish (final) voit le corps déroulé vers la cible, le club par-dessus l'épaule gauche. Si on tient le finish trois secondes en équilibre, c'est que le swing était fluide.
Le putting : le coup le plus important
Sur un round moyen, un golfeur joue 40 putts pour 90 coups au total. Soit presque la moitié. Et pourtant, c'est la partie du jeu que les débutants travaillent le moins.
Le putting demande de la régularité plus que de la puissance. La prise diffère du grip normal : les pouces collés sur le dessus du manche, la paume gauche fait face à la cible. Le mouvement vient des épaules, pas des poignets : on dit qu'on putte comme un pendule.
La lecture du green compte autant que le geste. Avant chaque putt, marcher autour de la balle pour évaluer la pente, repérer les zones plus claires (souvent plus rapides) et plus sombres (plus lentes). Sur les longs putts, l'objectif n'est pas de rentrer le coup, mais de laisser la balle à moins de 50 cm du trou.
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Le petit jeu : approches, pitch et chip
Le petit jeu désigne tous les coups joués à moins de 100 mètres du green. Trois familles : le chip (coup roulé court), le pitch (coup lobé court), le bunker (coup explosé depuis le sable).
Le chip se joue avec un fer 7 ou 8, balle reculée dans le stance, mains avancées par rapport à la balle. Mouvement court des bras, presque sans poignets. La balle vole bas et roule longtemps. Idéal quand on a beaucoup de green à parcourir.
Le pitch se joue avec un wedge, balle centrée, mains neutres. Le swing est plus ample, les poignets se cassent à la montée. La balle monte haut, retombe douce et roule peu. Idéal quand on doit franchir un obstacle (bunker, eau) près du green.
Les défauts les plus fréquents chez le débutant
Le slice (balle qui part à droite pour un droitier). Cause habituelle : face de club ouverte à l'impact. Correction : renforcer le grip (rotation des mains vers la droite), pivoter davantage le tronc à la descente.
Le hook (balle qui part à gauche). Cause habituelle : trajectoire de club extérieur-intérieur trop marquée. Correction : alignement, ralentir le démarrage du backswing, garder la tête plus stable.
Le topping (balle frappée par le dessus, roule au sol). Cause habituelle : on se relève à l'impact. Correction : garder la tête sur la balle pendant tout le mouvement, ne pas anticiper la trajectoire.
Le gros bois (le club rentre dans le sol avant la balle). Cause habituelle : le poids est resté à droite. Correction : transférer le poids sur le pied avant à la descente.
Les coups types et leur usage sur un trou de par 4
| Coup | Club typique | Distance moyenne homme | Distance moyenne femme |
|---|---|---|---|
| Drive (départ) | Driver | 200 à 240 m | 150 à 180 m |
| Coup de fairway | Fer 5 à hybride | 150 à 190 m | 110 à 140 m |
| Approche | Fer 9 ou wedge | 80 à 130 m | 60 à 90 m |
| Chip | Fer 7 ou 8 | 10 à 30 m | 10 à 30 m |
| Putt | Putter | 1 à 20 m | 1 à 20 m |
Questions fréquentes
Combien de temps pour avoir un swing correct ?
Six mois de pratique régulière (1 séance practice + 1 parcours par semaine) suffisent pour un swing fonctionnel. Pour un swing élégant et reproductible, compter 18 à 24 mois.
Faut-il filmer son swing pour progresser ?
Oui. Un smartphone posé sur un trépied de practice, vu de face puis de derrière, montre instantanément 80 pour cent des défauts. Comparer avec les vidéos pédagogiques en ligne accélère beaucoup l'apprentissage.
Le club de golf doit-il être lourd ou léger ?
Ni l'un ni l'autre. Le poids du club doit correspondre à la vitesse de swing : un swing lent (vitesse de club inférieure à 130 km/h) préfère un shaft régular (R) ou senior (A). Un swing rapide (au-delà de 150 km/h) bascule sur stiff (S).
Que faire si on slice tous ses drives ?
Vérifier l'alignement (souvent à droite de la cible), renforcer le grip, et travailler la rotation du corps à la descente. Les premiers coups au driver sont souvent abandonnés au profit du bois 3 pour les six premiers mois, c'est une bonne idée.
Le mental compte-t-il vraiment au golf ?
Énormément. Un débutant à 100 coups peut souvent jouer 90 le jour où il décide de ne plus essayer d'épater personne. C'est ce qu'on appelle jouer son golf, et c'est sans doute la leçon la plus précieuse du sport.